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Au fil des siècles


L’édifice gothique

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Si on ne sait rien ou presque de l’église primitive de Candes, le chantier de construction de l’édifice actuel est assez bien documenté. Commencés en 1175, les travaux sont probablement achevés vers 1225, et on doit à Dom Guibert, père abbé de l’abbaye de Gembloux, près de Namur, de connaître d’intéressants détails sur la construction de la nouvelle église cinq ans après le début des travaux.
Deux grandes campagnes de travaux sont perceptibles dans l’architecture.
La chapelle Saint Martin, le chœur et le transept forment la partie la plus ancienne. Bien que de style gothique, plusieurs réminiscences romanes témoignent de leur antiquité.
Les travaux ont du ensuite être interrompus quelques années, avant de reprendre avec l’arrivée vers 1215 d’un nouveau maître d’œuvre que les spécialistes appellent le Maître de Candes. On change alors complètement de programme : d’une nef avec un haut et large vaisseau central flanqué de deux bas-côtés plus bas et plus étroits, on passe à trois vaisseaux de dimensions identiques. La façade principale, sur le côté nord, s’enrichit d’un porche monumental couvert d’une chapelle dédiée à Saint Michel.

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Des variations comparables, signes d’interventions successives, apparaissent dans les sculptures. Il est à noter que les motifs sculptés de Candes ont fait école. Ainsi, les moulures de la nef ont été reproduites à Saint-Jean l’Habit de Fontevraud. Nombre de sculpteurs devaient être des pèlerins se rendant à Compostelle, travaillant un temps sur un chantier avant de reprendre la route : la circulation des hommes, des savoir-faire et des techniques était sans aucun doute plus importante qu’on ne l’imagine.

Guerres et conflits

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Les guerres et conflits laissent leurs traces dans l’architecture de la collégiale. Au cours de la guerre de cent ans, l’église est fortifiée : créneaux et mâchicoulis, chemin de ronde et bretèche apparaissent à l’extérieur de la collégiale. C’est peut-être à cette occasion que le bas des fenêtres de la nef est muré.
Les guerres de religion infligent à l’église de lourdes dégradations : en 1562, une troupe en armes, commandée par le comte de Montgommery allume dans la petite ville de Candes plusieurs incendies, détruit les archives du chapitre religieux et mutile les statues du porche qui sont décapitées.

Le poids des ans
Le poids des ans semble peser sur la collégiale, qui au cours du XVIIIème siècle, montre des signes de grande faiblesse. En 1715, un tremblement de terre fragilise considérablement l’édifice. C’est Louis XIV qui délivrera les fonds nécessaires à la restauration de la collégiale, peu de temps avant sa mort. Cela n’empêchera pas plusieurs parties de l’édifice de s’effondrer quelques années plus tard. Il faudra attendre le XIXème siècle pour que soit entreprise une restauration complète sous la direction de Jean-Baptiste Cailleau. C’est aussi l’époque où l’église est classée monument historique (1840).


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